Sommet extraordinaire de la CEEAC: Les chefs d’Etats et de Gouvernements décident de soutenir la transition au Tchad

Tenue dans un contexte de tension au Tchad, la 2ème session de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la commission économique des Etats de l’Afrique centrale de Kinshasa en RDC a choisi la stratégie de l’apaisement contrairement à celle des sanctions revendiquée par des défenseurs des droits de l’homme. Djimtoné Ndolengar Ndolé

Elle était intervenue suite aux douloureux évènements que le Tchad a connu le 20 octobre dernier, la 2ème session de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) tenue à Kinshasa, Capitale de la RDC, a décidé de soutenir la transition en cours, contrairement aux appels de sanctions de la communauté internationale lancés par les opposants tchadiens et les organisations de défense des droits de l’homme. Une décision qui n’a pas étonné les observateurs avertis de la politique en Afrique Centrale, laquelle politique réfractaire à un changement de régime. D’ailleurs, ces observateurs ne s’attendaient qu’à cette conclusion. Aussi, aucune suite n’a été donnée aux vagues d’arrestations et de déportations des jeunes manifestants vers le nord du pays et signalées les organisations de défense des droits de l’homme. Toutefois, les Chefs d’Etat et de Gouvernement présents à cette rencontre extraordinaire ont fermement condamné les tueries de rare violences intervenues ce 20 octobre. Une stratégie qui, selon certains analystes, tend à calmer les nombreuses familles qui pleurent encore les morts.  Le président Congolais Félix Tshisekedi, par ailleurs en exercice de la CEEAC, choisi par ses pairs comme facilitateur aura la lourde mission de concilier les parties en présence. D’ores et déjà l’opposition refuse toute négociation tant qu’une enquête internationale ne soit diligentée par l’Onu pour établir la responsabilité du massacre perpétrés par les forces de l’ordre. L’on a noté également l’absence remarquée du président de la commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat. Une absence qui dénote à suffisance la passe d’arme entre le régime de N’Djamena et l’institution panafricaine dirigée de surcroît par un Tchadien. Les semaines à l’horizon annoncent un balai diplomatique au Tchad.

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