Alerte Rouge sous l’Harmattan : le Tchad face au péril des épidémies saisonnières

Alors que le vent sec de l’Harmattan s’installe sur nos villes et nos oueds, une menace invisible mais redoutable s’infiltre dans chaque foyer. En ces mois de janvier, février,mars le Tchad entre dans la zone de haute turbulence sanitaire. Méningite, rougeole, infections respiratoires : le cocktail est explosif. Pourtant, une question brûle les lèvres : allons-nous, une fois de plus, attendre que les hôpitaux débordent pour agir ?

Février et mars ne sont pas seulement les mois de la chaleur montante ; ce sont les mois où le climat devient le meilleur allié des bactéries. La sécheresse extrême fragilise les muqueuses nasales, ouvrant une autoroute aux germes.

La Méningite, ce tueur silencieux n’est pas un mythe, c’est une réalité biologique. La poussière transporte le méningocoque. Attendre le premier décès pour vacciner, c’est accepter d’avoir un train de retard sur la mort. Un enfant qui a une raideur de la nuque aujourd’hui est le signe d’une épidémie qui a commencé hier.

Dans nos quartiers à forte densité, la rougeole se propage comme une traînée de poudre. Un seul cas non isolé peut en contaminer dix autres en une après-midi. L’argument est simple , le coût d’un vaccin est dérisoire face au coût humain et financier d’une hospitalisation d’urgence.

L’urgence de la prévention

L’habitude est ancrée ,on ne parle de santé que lorsque le mal est fait. C’est une erreur stratégique et humaine. Il est important que les autorités sanitaires saches que la sensibilisation massive ne doit pas être une réaction, mais une anticipation. Les messages radio, les crieurs publics et les passages de porte-à-porte doivent commencer maintenant. Déployer des stocks de vaccins avant le pic de mars, c’est économiser des millions en soins d’urgence.

La protection commence dans la concession. Toujours boire de l’eau même sans soif pour garder vos muqueuses humides. Le port du turban ou du cache-nez n’est pas qu’une tradition, c’est une barrière physique contre la poussière infectée. Une fièvre brutale n’est pas « juste un coup de chaud ». C’est une alerte.

Un choix de société

Le Tchad ne peut plus se permettre de subir son calendrier sanitaire. Chaque vie perdue en février, mars ou autre à cause d’une maladie prévisible est une défaite collective. Autorités et citoyens, le compte à rebours a commencé. L’Harmattan souffle déjà ; ne laissons pas la maladie s’engouffrer dans ses sillage.Il est temps d’agir, avant que le pic ne dicte sa loi.

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