Sous le haut patronage des plus hautes autorités de l’État, la capitale tchadienne s’apprête à devenir, du 21 au 23 janvier 2026, l’épicentre de l’industrie extractive africaine. Le Salon International des Mines, des Carrières et des Hydrocarbures (SEMICA) s’installe au Tchad avec une ambition claire ,transformer les richesses du sous-sol en un moteur de développement social pour tous.
« Le SEMICA est un lieu de vie et d’éducation. C’est ici que se dessine le futur contrat social entre l’industrie et le peuple tchadien. » Loin d’être un simple rendez-vous d’affaires, cette édition 2026 du SEMICA se veut le catalyseur d’une prospérité partagée, touchant aussi bien les investisseurs que les populations les plus vulnérables.
Une Plateforme stratégique pour l’émergence du Tchad
Le Tchad, souvent perçu uniquement à travers le prisme de son pétrole, recèle un potentiel minier (or, calcaire, natron, substances utiles) immense et encore sous-exploité. Le SEMICA 2026 arrive à point nommé pour structurer ce secteur.
Pour les experts miniers, l’initiative est une aubaine technique. Le salon propose des sessions de « networking » B2B et des panels de haut niveau pour harmoniser les cadres législatifs et favoriser le transfert de technologies. L’objectif est de passer d’une exploitation artisanale parfois précaire à une industrie durable, respectueuse des normes environnementales internationales.
L’Éducation et la Jeunesse au Cœur du Salon
L’un des piliers majeurs de cette édition est l’implication des étudiants et jeunes diplômés. Le SEMICA ne se contente pas de discuter de gros contrats ; il ouvre ses portes à la relève avec comme articulation : des ateliers dédiés permettront aux étudiants en géologie, ingénierie et droit minier de rencontrer leurs futurs employeurs ; des annonces de partenariats entre universités et firmes internationales sont attendues pour renforcer les capacités locales.
Impact social
Le véritable défi du SEMICA est de répondre à la question : comment la mine peut-elle aider le citoyen le plus démuni ? L’article 2.3 du programme souligne l’importance du « Contenu Local ». Le SEMICA milite pour que les entreprises extractives investissent massivement dans les infrastructures de base (eau, santé, routes) autour des sites miniers. Pour les populations précaires, cela signifie des emplois directs et indirects avec la priorité donnée à la main-d’œuvre locale pour les postes non qualifiés et semi-qualifiés ; transformer les zones de mines artisanales en couloirs sécurisés et formels pour protéger les revenus des petits exploitants.
Des invités d’honneur de rang mondial
L’événement drainera plus de 2 000 participants de 60 pays. Parmi les invités de marque, plusieurs Chefs d’État de la sous-région et plus de 50 ministres africains sont attendus pour discuter de l’intégration minière continentale. La présence confirmée de délégations de la Banque Mondiale et de l’Africa Finance Corporation (AFC) souligne l’intérêt financier international pour le « nouveau » Tchad minier.
Un rendez-vous pour l’histoire
Le SEMICA 2026 n’est pas seulement un salon ; c’est une promesse de rupture avec le passé. En connectant les sommets de l’État aux besoins de la base, il ambitionne de briser le paradoxe de la « richesse pauvre ».

