TCHAD : Les moments difficiles de Wakit Tamma

Dans un communiqué de presse, la Coordination nationale  des actions citoyennes Wakit Tamma informe l’opinion qu’une chasse à l’homme est ouvertement lancée par les autorités de transition contre tous les porte-paroles de Wakit Tamma et lance une alerte tout en tenant pour responsables les le CMT, le gouvernement de transition et leurs soutiens de tout ce qui arriverait aux leaders de ladite plateforme. Ce communiqué intervient alors que la LTDH, membre de ladite coordination, à travers ses conseillers, suspend son président, Me Max Loalngar, premier leader de Wakit Tamma. Un couperet tombé sur la tête des membres de ladite coalition.

Par un communiqué au vitriol, publié ce 26 août 2021, le Président de la Ligue tchadienne des droits de l’homme (LTDH), Me Max Loalngar, président du Conseil d’orientation et de contrôle (COC), à ce titre, dit ne pas « entendre se soumettre aux prétendues résolutions du 23 août 2021, qui sont nulles, non avenues et de nullité absolue ; qu’il n’entend pas se rendre complice de malversation au préjudice de l’organisation ». Avant de menacer « si ces commanditaires de ces résolutions ne sont pas d’accord avec ses affirmations, qu’ils l’attraient en justice. Il fera face ».

Pour Max Loalngar, devenue la figure emblématique de la résistance civile contre le Conseil militaire de transition (CMT), en citant les statuts et règlement intérieur de l’organisation, « Une session du Conseil d’orientation et de contrôle tenue en dehors de son président n’est qu’une pure forfaiture ». Tout compte fait, cette crise est partie d’un conflit interne à l’organisation qui a fait l’objet de médiation, dont le rapport n’amputerait pas de responsabilité au président.

C’est dans cette situation, pour le moins, confuse que la Coordination nationale des actions citoyennes Wakit Tamma tout en clamant être « le dernier rempart et espoir du peuple tchadien longtemps meurtri et humilié par ses bourreaux et traitres accompagnateurs », « met en garde, d’une part, le CMT et son gouvernement fantoche et, d’autre part, la France de Macron allié direct et inconditionnel du CMT qui tenteraient de manipuler, une fois de plus, les forces vives de la nation tchadienne ».

Les membres de Wakit Tamma voient en la suspension de leur Coordonnateur de son organisation de base une attaque à Wakit Tamma. « Les membres du COC ont clairement condamné, dans leur résolution, les actions de Wakit Tamma tendant à s’attaquer aux intérêts de leurs partenaires, notamment l’Etat tchadien, la France, l’Union européenne et autres », notent le communiqué de presse, signé des trois porte-paroles de Wakit Tamma. Ces derniers rappellent pour qui se souviennent de « l’éviction éhontée » du Secrétaire général de la CTDDH en 2020, cette suspension ne surprend personne. C’est une manœuvre du pouvoir en place visant à déstabiliser la résistance civile.

Il est donc vrai, si cette crise peut impacter considérablement les luttes de Wakit Tamma en faveur d’une transition qu’elle réclame, ce rebondissement que l’histoire des organisations de la société civile ne fait que se ternir. Car c’est pour la première que la LTDH, organisation bien structurer arrive à cet épisode.

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