RCA : un agent de MSF blessé au cours d’un pillage

 le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé qu’il est triste de réduire sévèrement ses activités humanitaires à Bouar (Nana-Mambéré), après le pillage par des bandits de son bureau. Le communiqué diffusé par l’organisation internationale appelle avec force au respect des humanitaires.

Les faits ont lieu dans la nuit du 27 au 28 décembre. Des individus armés se sont introduits dans les locaux du CICR à Bouar et ont blessé trois gardes pour saccager les bâtiments et emporter tout le matériel de travail ainsi que des produits vétérinaires.

« Cette attaque est totalement inacceptable, nous ne pouvons pas travailler dans ces conditions » a déclaré Bruce Biber. Le chef de la délégation du CICR en République centrafricaine a décidé donc de réduire temporairement les activités humanitaires et les mouvements de ses équipes dans le Nana-Mambéré jusqu’à ce que les conditions de sécurité reviennent à Bouar.

Il n’est pas question pour l’organisation de fuir à son action de terrain et Bruce Biber ajoute : « Nous sommes déterminés à continuer, et même à augmenter nos activités dans les autres parties du pays les plus touchées par les affrontements actuels ». Une partie du personnel de Bouar sera ainsi envoyée ailleurs en Centrafrique.

Le CICR ajoute que l’hôpital qu’il soutient à Kaga-Bandoro a également fait l’objet d’une attaque, presqu’au même moment. Un individu armé a pénétré dans l’hôpital et, avec une arme, a forcé le personnel de garde à lui donner leurs biens personnels.

A Bouar comme à Kaga-Bandoro, la motivation des auteurs de ces méfaits est criminelle. Ils cherchaient à voler.

Ces incidents arrivent alors que les conditions de sécurité se sont fortement dégradées depuis quelques semaines dans le pays à la suite d’affrontements entre les groupes armés et les FACA. Les équipes du CICR et de la Croix-Rouge centrafricaine ont été mobilisées pour porter secours aux blessés et les transporter vers les structures de santé. L’organisation s’apprête également à déployer en urgence une équipe chirurgicale supplémentaire à l’hôpital de Kaga-Bandoro. A Bangui, le CICR a fourni du matériel médical et des médicaments à plusieurs hôpitaux débordés par des blessés en nombre important. Le CICR rend également visite aux personnes détenues du fait des combats.

Or, souligne le communiqué du CICR, toutes ces activités ne peuvent se tenir si les humanitaires ne sont pas protégés et en sécurité. « Nous ne cesserons jamais de le répéter : les humanitaires ne sont pas une cible. A chaque fois que nous sommes attaqués, c’est notre capacité à délivrer de l’aide aux plus vulnérables qui est compromise », martèle Bruce Biber, qui ajoute que « les structures médicales, le personnel soignant, les blessés et malades, les transports médicaux, tous doivent être respectés. Le personnel fournissant des soins médicaux doit pouvoir avoir accès aux personnes blessées, fournir les soins de premiers secours et autres traitements médicaux à ceux qui en ont besoin ».

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