Menace sur l’Unité Nationale : le Premier Ministre siffle la fin de la récréation numérique au Tchad

Ce lundi 16 mars 2026, devant une assemblée de sénateurs attentive, Le Premier ministre, chef du gouvernement tchadien, Allah Maye Halina, a tapé du poing sur la table face à la prolifération virale des discours de haine et des fake news. Rappelant que la diversité du pays est un trésor à préserver, il a sommé les organes de régulation d’assumer leurs responsabilités pour stopper une dérive numérique aux conséquences potentiellement sanglantes.

Que ceux qui sèment le venin de la division se le tiennent pour dire : l’anarchie numérique touche à sa fin. Aux structures de régulation, l’heure n’est plus au constat, mais à la sanction immédiate. C’est en ce sens que le chef du gouvernement du Tchad a orienté une partie de son allocution ce jour au Sénat.

Le Tchad, carrefour de civilisations, puise sa force dans sa mosaïque de cultures, de langues et de traditions. Pour le Premier ministre, cette pluralité ne doit en aucun cas servir de carburant aux entrepreneurs de la haine. « Cette diversité est une richesse, pas une faiblesse », a-t-il martelé à la tribune du Sénat, rappelant que l’identité tchadienne se forge dans la cohésion et non dans la fracture identitaire alimentée par des officines de désinformation.

Si les réseaux sociaux demeurent des espaces essentiels de liberté d’expression, le Chef du gouvernement souligne qu’ils ne sont pas des zones de non-droit. La liberté de communiquer s’arrête là où commence la déstabilisation de l’État. Il insiste sur le fait que chaque clic et chaque partage doit désormais s’exercer dans le respect de la responsabilité collective et des valeurs sacrées de paix qui lient les fils et filles du pays.

L’ultimatum est lancé

L’alerte est particulièrement sérieuse concernant l’impact des fausses informations, véritables mèches lentes pouvant conduire à des conflits civils. Le Premier ministre a pointé du doigt la responsabilité des structures de régulation, les appelant à sortir de leur inertie. Pour lui, laisser circuler une « fake news » sans réaction, c’est laisser une arme chargée entre les mains de ceux qui souhaitent voir l’unité nationale voler en éclats.

La technologie doit servir le développement et non la destruction. Le gouvernement exige une vigilance accrue des autorités de contrôle pour traquer les auteurs de fraudes informationnelles. La survie du climat social en dépend, car derrière chaque discours de haine se cache le spectre des guerres d’hier que le Tchad s’est juré de ne plus jamais revivre.

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