Guerre froide commerciale : le coup de maître de Xi Jinping en Afrique

Le 14 février 2026, le président Xi Jinping a provoqué une onde de choc mondiale en annonçant la suppression totale des droits de douane pour 53 pays africains à compter du 1er mai. Par cette décision historique, la Chine brise l’hégémonie économique occidentale et propulse le continent africain en première ligne d’un nouvel ordre commercial, au cœur d’une guerre froide technologique avec Washington.

Cette annonce n’est pas un simple geste de solidarité Sud-Sud ; c’est une manœuvre de rupture. En ouvrant les vannes d’un marché de 1,4 milliard de consommateurs, Pékin répond frontalement au protectionnisme des États-Unis. Alors que Washington multiplie les barrières pour protéger ses industries, la Chine choisit l’expansion par l’ouverture radicale. À l’exception de l’Eswatini, resté fidèle à Taïwan, l’Afrique devient le partenaire privilégié d’une Chine qui cherche à briser son encerclement diplomatique et sécuriser ses débouchés futurs.

Sécuriser les ressources et l’influence

Pour Pékin, l’enjeu est vital , il s’agit de cimenter les « Nouvelles Routes de la Soie ». En facilitant l’importation de produits africains, la Chine garantit la stabilité de ses approvisionnements en métaux critiques , lithium, cobalt, hydrocarbures , indispensables à sa transition énergétique. Mais c’est aussi un coup de génie logistique. Car,les infrastructures (ports, routes, zones industrielles) financées par la Chine sur le continent ne servent plus seulement à acheminer des produits chinois, mais deviennent les artères d’une exportation « Made in Africa » vers l’Asie.

L’opportunité d’une révolution industrielle

Pour les nations africaines, et particulièrement des pays comme le Tchad, le passage au « tarif zéro » est un levier de croissance sans précédent. L’enjeu est de sortir enfin de la dépendance aux matières premières brutes. Le sésame, la gomme arabique ou la viande traitée deviennent instantanément compétitifs face aux producteurs d’Asie du Sud-Est. C’est une invitation pressante à l’industrialisation locale : transformer sur place pour exporter sans taxe, captant ainsi une valeur ajoutée qui fuyait jusqu’ici vers les pays développés.

Le défi de la souveraineté productive

Toutefois, si la barrière douanière s’effondre, le mur de la productivité demeure. La Chine ouvre ses étagères, mais c’est aux industries africaines de prouver qu’elles peuvent fournir des volumes constants et respecter des normes sanitaires rigoureuses. Ce « cadeau » géopolitique impose un défi immense. A savoir, passer d’une économie de cueillette à une économie de manufacture. Le 1er mai 2026, l’Afrique ne changera pas seulement de dimension commerciale ; elle jouera sa crédibilité en tant que futur atelier du monde.

Related articles

Comments

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Share article

spot_img

Latest articles

Newsletter

Subscribe to stay updated.