Le ministère du Tourisme a confirmé, le 19 février 2026, que la France conserve son rang de leader mondial avec 102 millions de visiteurs internationaux accueillis sur l’année écoulée.Des chiffres qui questionnent.
Entre rayonnement culturel et défis de l’intégration, l’Hexagone attire plus que jamais, tout en révélant ses contradictions internes.La France consolide sa place de première destination mondiale avec un record de 102 millions de visiteurs, générant des recettes internationales historiques de 77,5 milliards d’euros, soit une progression de 9 % par rapport à 2024. Cette dynamique permet d’afficher un solde touristique excédentaire de 20,1 milliards d’euros et de réduire l’écart de revenus avec l’Espagne (105 Mds€), avec une différence qui se stabilise désormais à -36 %.
Une attractivité portée par la diversité des flux
La France tire sa force d’une convergence de publics variés. Si les Européens (Allemands, Belges, Britanniques) constituent le socle de cette fréquentation, les Américains et les voyageurs d’Asie et d’Afrique francophone renforcent ces flux. Les causes de ces déplacements sont multiples : une quête de patrimoine culturel et de luxe pour les uns, et des motivations économiques ou académiques pour les autres. Cette attractivité génère des recettes records, bien que la dépense moyenne par visiteur reste inférieure à celle observée en Espagne.
Le défi de l’accueil face aux discriminations
L’expérience vécue par les étrangers sur le sol français est loin d’être uniforme. Si les touristes de passage sont globalement choyés, ceux qui tentent de s’installer durablement font souvent face à un sentiment de rejet. Les rapports soulignent des difficultés persistantes liées aux discriminations et à une certaine hostilité sociale. Trouver sa place reste un parcours complexe pour beaucoup, révélant un paradoxe entre l’image d’une terre d’accueil universelle et une réalité parfois marquée par l’exclusion.

