La ville de Bongor, chef-lieu de la région du Mayo-Kebbi Est, a été le théâtre de violentes tensions ce lundi 23 février 2026, au lendemain d’un double drame qui a profondément choqué la population.
Selon les informations rapportées par notre correspond Abakar Djimet, à Bongor, au quartier Lamalama, une jeune fille âgée d’environ 18 ans, élève en classe de Première, a été retrouvée morte dans des circonstances tragiques. Des sources policières locales, indiquent que le principal suspect serait un homme d’affaires bien connu dans la ville, identifié sous le nom de Djikoloum. Les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire afin d’établir les faits et déterminer les responsabilités.
Une vague d’indignation
L’annonce du décès de la jeune élève a provoqué une vive émotion au sein de la communauté. Parents, proches et habitants du quartier sont descendus dans les rues dès les premières heures de la matinée pour exprimer leur colère et exiger justice. Ces rassemblements ont rapidement dégénéré en troubles à l’ordre public. Des barricades ont été érigées et des scènes de tension ont été observées dans plusieurs points de la ville, où des colonnes de fumée étaient visibles.
Un second décès lors des manifestations
Face à la montée des tensions, les forces de la Police nationale du Tchad sont intervenues pour disperser les manifestants et tenter de rétablir le calme. Au cours des affrontements, un jeune homme d’une vingtaine d’années a été grièvement blessé par balle. Transporté en urgence à l’hôpital provincial de Bongor, il a succombé à ses blessures à son arrivée au pavillon des urgences. Son corps a été admis à la morgue, aux côtés de celui de la jeune victime. Plusieurs autres blessés ont également été recensés, sans qu’un bilan officiel détaillé n’ait encore été communiqué.
Appels au calme
Les autorités administratives et traditionnelles locales ont multiplié les appels à la retenue, exhortant la population à laisser la justice suivre son cours. Les forces de sécurité demeurent déployées dans les zones sensibles afin de prévenir toute nouvelle flambée de violence. En attendant les résultats de l’enquête, la ville de Bongor reste marquée par une atmosphère lourde et une profonde consternation.La rédaction de Tchad 24 reste mobilisée pour fournir des informations actualisées sur l’évolution de la situation.
Lunus Fogap

