À Ati, le préfet Hissein Palet Baimokréo a sonné l’alarme ce vendredi 13 février 2026. Face aux ravages des boissons frelatées, l’heure n’est plus au constat, mais à l’action radicale. Autorités, forces de l’ordre et société civile s’unissent pour protéger la jeunesse du département.
Réunies dans la salle de conférence du chef-lieu, les forces vives du Batha-Ouest ont écouté avec gravité le message du préfet. Le cadre légal est désormais clair : une note circulaire interdit strictement la fabrication, la vente et la consommation de ces breuvages toxiques.
« Leur prolifération constitue une menace directe pour notre jeunesse et notre stabilité sociale », a martelé Hissein Palet Baimokréo, exigeant une application rigoureuse de la loi.
Alarmant des experts

Les services de santé n’ont pas mâché leurs mots pour décrire l’invisible . En effet, ces substances ne sont pas de simples alcools, mais des mélanges chimiques dangereux. Car sont des causes d’atteintes mentales et pertes de mémoire, des intoxications sévères et destructions hépatiques, pire, des décès foudroyants de plus en plus fréquents.
La cri de détresse des familles

Les témoignages des leaders communautaires et des associations de femmes ont apporté une dimension humaine et tragique à cette réunion. Les mères de famille ont décrit des foyers brisés et des avenirs de jeunes garçons réduits à néant par la dépendance à ces produits à bas prix, souvent écoulés dans l’ombre des cabarets informels.
Vers une éradication totale

L’assemblée a formulé des recommandations concrètes pour que cette circulaire ne reste pas lettre morte. Il s’agit de se focaliser sur le démantèlement des points de vente,identification et interpellation immédiate des vendeurs dans les cabarets, sensibiliser en faisant du porte-à-porte mené par les chefs de carré et les associations pour alerter sur les risques sanitaires. Bref, un engagement collectif pour dénoncer les circuits d’approvisionnement reste de mise.
« Ensemble, nous allons éradiquer toutes les boissons frelatées du Batha-Ouest », a conclu le préfet sur une note de détermination. Le message est passé : la santé publique prime désormais sur le commerce du poison.
Abderamane Moustapha/Correspondant

