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N’Djaména : Des études stratégiques pour résoudre durablement l’eau potable, l’assainissement et les inondations

N'Djaména étouffe sous le poids de sa croissance. Eau potable insuffisante, assainissement quasi-inexistant et inondations chroniques. Pour inverser la tendance, le Ministère de l'Eau et de l'Énergie a ouvert l'atelier de validation des études de faisabilité pour le renforcement des systèmes d'eau potable, de collecte des eaux usées et de drainage. Un tournant pour la capitale.

Lunus Fogap Mis à jour le

Les études, réalisées par le groupement EIBH (Entreprise Travaux, Bâtiment et Hydraulique), ITA et INFRATP Ingénieurs Conseils, sous la supervision du Ministère de l’Eau et de l’Énergie et des institutions sectorielles, dressent l’état des besoins actuels et futurs de la ville de N’Djamena. Présidant l’ouverture des travaux de l’atelier, le Secrétaire Général du ministère, Nour Saleh Haggar, a estimé que la question de l’eau potable, de l’assainissement et du drainage revêt une importance stratégique, car elle « concerne directement la santé publique, la dignité et le bien-être des populations ».

« N’Djaména connaît aujourd’hui une croissance démographique et une extension urbaine particulièrement importantes. Cette évolution, qui se traduit par une augmentation continue des besoins en eau potable, en assainissement et en drainage nous impose d’anticiper les besoins futurs plutôt que de nous limiter à répondre aux déficits actuels », a-t-il déclaré, appelant à des solutions réalistes, durables, équitables et financièrement soutenables.

Selon lui, l’initiative s’inscrit pleinement dans la vision et les orientations du Maréchal du Tchad, Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, en faveur du développement des infrastructures essentielles. Dans une capitale où les quartiers périphériques comme Toukra, Walia ou Diguel se sont étendus sans réseaux structurants, des milliers de ménages restent sans accès régulier à l’eau courante et les systèmes d’évacuation des eaux usées et pluviales demeurent insuffisants, provoquant chaque saison des pluies d’importantes inondations.

Les conclusions de l’atelier doivent, selon le ministère, servir de base technique solide et consensuelle pour la programmation des investissements, la mobilisation des ressources et la mise en œuvre progressive d’infrastructures résilientes. Les autorités espèrent mobiliser à terme des partenaires techniques et financiers pour financer le programme.

 

 

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Lunus Fogap

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