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Succession de Guterres : pourquoi Macky Sall pourrait coiffer tout le monde au poteau

Le compte à rebours est lancé. D’ici fin 2026, António Guterres quittera le 9ᵉ étage du siège new-yorkais des Nations unies. Reste à savoir qui posera ses valises dans le bureau au parquet ciré, face à l’East River. Officiellement, aucune candidature n’a été déposée. Officieusement, une bataille d’influence d’une rare intensité fait déjà rage dans les chancelleries. Et, surprise : les grands noms latino-américains, la Chilienne Michelle Bachelet, la Costaricienne Rebeca Grynspan, l’Argentin Rafael Grossi, ne font plus la course en tête. Selon plusieurs sources diplomatiques concordantes, c’est désormais l’ancien président sénégalais Macky Sall qui caracole en pole position. Atout majeur ? Une compréhension intime des rouages du Conseil de sécurité, des relations préservées avec les grandes puissances (y compris les plus récalcitrantes), et une stratégie silencieuse mais redoutablement efficace. Loin des micros et des déclarations de façade, Sall joue serré. Et il pourrait bien devenir, trente-cinq ans après Boutros Boutros-Ghali, le prochain Africain à la tête de l’ONU. Décryptage d’une dynamique qui bouscule tous les pronostics.

À l’approche de la fin du mandat d’António Guterres, la bataille pour sa succession s’intensifie dans l’ombre des chancelleries. Et si les projecteurs restent tamisés, un nom s’impose de plus en plus dans les conversations diplomatiques ; celui de l’ancien président sénégalais Macky Sall. Longtemps évoqué avec une certaine réserve, il est désormais donné en pole position par plusieurs sources proches du dossier. Dans ce jeu d’influences où chaque geste compte, l’ex-chef d’État semble avoir pris une longueur d’avance sur ses principaux concurrents  la Chilienne Michelle Bachelet, la Costaricienne Rebeca Grynspan et l’Argentin Rafael Grossi.

Le vrai pouvoir est au Conseil de sécurité

Contrairement aux idées reçues, ce n’est ni l’Assemblée générale ni même la popularité continentale qui désignera le futur secrétaire général. La décision se joue au sein du Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents (P5) et les dix élus pèsent chaque candidat à l’aune de leurs intérêts stratégiques. Dans cet aréopage discret, Macky Sall aurait déjà engrangé des soutiens substantiels, en particulier auprès de certaines grandes capitales sensibles à son expérience et à sa capacité à incarner un compromis acceptable par tous les blocs.

L’Union africaine : un signal, pas une sentence

La récente sortie de l’UA qui a dénoncé des États africains ne soutenant pas une éventuelle candidature de Macky Sall a fait du bruit. Mais dans les couloirs du Palais de verre, on relativise : « L’histoire montre que le consensus africain n’est jamais décisif. Ce qui compte, ce sont les équilibres au Conseil de sécurité », rappelle une fin observatrice des processus onusiens. Autrement dit : l’appui du continent est un atout, mais pas un sésame. Et Sall le sait mieux que personne.

Une stratégie discrète… et redoutable

L’ancien président sénégalais ne multiplie pas les déclarations fracassantes. Il agit. Avec ses équipes, il mène un travail méthodique de séduction auprès des grandes puissances, soignant ses relais à New York, Pékin, Moscou, Washington et Paris. Son atout maître ? Un profil d’équilibriste  rodé à la gouvernance nationale, familier des crises régionales (Sahel, CEDEAO), et crédible sur des dossiers globaux comme le climat ou la réforme de l’architecture financière internationale. « Dans un monde fracturé, les leaders capables de parler à tout le monde se comptent sur les doigts d’une main. Macky Sall en fait partie. Aujourd’hui, il est en tête dans plusieurs scénarios, » analyse un expert en gouvernance mondiale.

Bachelet, Grynspan, Grossi : des concurrents, mais pas des obstacles

Michelle Bachelet, ancienne haute-commissaire aux droits de l’homme, jouit d’une stature internationale. Rebeca Grynspan, patronne de la CNUCED, est appréciée pour sa compétence technique. Rafael Grossi, directeur de l’AIEA, incarne la stabilité nucléaire. Mais aucun ne bénéficie du double atout de Macky Sall : être issu d’un continent sous-représenté à ce poste depuis 2011 (le dernier Africain était l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali) et être perçu comme un rassembleur acceptable par les P5.

Course ouverte

Les tractations informelles se poursuivent, et les rapports de force peuvent évoluer. Pourtant, une dynamique se confirme : la succession de Guterres se jouera loin des micros, dans un cercle très fermé… et sur ce terrain, Macky Sall a déjà pris les devants. Sur le fil de la diplomatie silencieuse, le Sénégalais tient une belle longueur d’avance. Reste à savoir si les grandes puissances confirmeront ce choix discret, mais de plus en plus audible.

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