Tchad-AFD : 9,8 milliards FCFA pour stabiliser l’économie et désenclaver le pays

Le gouvernement tchadien et l’Agence française de développement (AFD) ont scellé, le 25 février 2026, un accord de financement de 15 millions d’euros (9,8 milliards FCFA). Cet appui budgétaire cible deux piliers stratégiques. Notamment,la modernisation de l’aéroport de N’Djaména et la sécurisation de la filière cotonnière. Entre rigueur macroéconomique et besoins urgents d’infrastructures, ce nouveau partenariat vise à transformer la gestion des finances publiques en bénéfices concrets pour la croissance du pays.

Signée par le ministre d’État Tahir Hamid Nguilin et l’ambassadeur de France Éric Gérard, cette convention s’inscrit dans une stratégie de consolidation budgétaire. Dans un contexte de réformes soutenues par le FMI, cet apport de 9,8 milliards FCFA permet à l’État tchadien de maintenir ses engagements financiers tout en garantissant la continuité des services publics essentiels. Au-delà du simple appui comptable, il s’agit de renforcer la crédibilité du Tchad sur la scène financière internationale.

L’urgence d’aéroport Hassan Djamouss

Le premier volet de cet investissement concerne la réhabilitation de la piste de l’aéroport international de N’Djaména. Alors que le chantier, lancé en janvier 2025 pour un coût global de 21,2 milliards FCFA, accusait un léger retard sur son calendrier initial de 13 mois, l’intervention de l’AFD apporte l’oxygène financier et technique nécessaire. Pour le pays, l’enjeu est vital . Il est question de maintenir sa seule porte d’entrée aérienne aux normes internationales de sécurité pour favoriser le commerce et les investissements étrangers.

Sécuriser le revenu des producteurs

Le second axe majeur oriente les ressources vers le Fonds de soutien au secteur cotonnier (FSSC). Avec une production nationale en forte progression les prévisions pour la campagne 2024-2025 avoisinent les 150 000 tonnes la filière reste vulnérable. Ce financement doit servir de bouclier aux cultivateurs contre la fluctuation des cours mondiaux et les aléas climatiques. Pour les habitants des zones rurales, cet appui se traduit par une garantie de paiement et un accès sécurisé aux intrants agricoles, stabilisant ainsi l’économie de milliers de foyers.

Des résultats attendus au tournant

Si cet accord témoigne de la solidité du partenariat entre Paris et N’Djaména, il place également le gouvernement face à un défi de transparence et d’efficacité. L’intégration de ces fonds dans des secteurs aussi sensibles que le transport et l’agriculture sera scrutée de près. L’objectif final reste de transformer ces milliards en une croissance inclusive capable d’améliorer durablement le quotidien des Tchadiens.

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