Guatemala : levée de l’état d’urgence

Le gouvernement guatémaltèque a officialisé, ce lundi, la levée de l’état d’urgence instauré le 18 janvier dernier. Après 30 jours de mesures d’exception décrétées par le président Bernardo Arévalo, le pays d’Amérique centrale tente de retrouver un équilibre entre sécurité nationale et respect des libertés civiles.

L’état d’urgence avait été déclenché suite à une vague de violences carcérales orchestrée par des gangs, causant la mort de dix policiers. Durant cette période, les forces de l’ordre disposaient de pouvoirs accrus, notamment la capacité de procéder à des arrestations sans mandat judiciaire préalable.

Le président Arévalo a dressé un bilan positif de cette intervention. 83 membres de gangs ont été interpellés, une baisse des homicides par rapport à la même période l’an dernier enregistré, une diminution des signalements pour extorsion noté.

Un défi sécuritaire persistant

Si ces résultats offrent un répit, la situation structurelle reste préoccupante. Avec un taux de 16,1 homicides pour 100 000 habitants enregistré l’an dernier, le Guatemala affiche un indice de violence deux fois supérieur à la moyenne mondiale.

Le retour à la normalité depuis le 17 février pose une question cruciale : comment maintenir cette pression sur la criminalité organisée sans les outils juridiques de l’état d’exception ?

« Le défi pour l’administration Arévalo sera désormais de transformer ces gains tactiques en une stratégie de sécurité durable et respectueuse de l’État de droit. »

La levée de ces restrictions marque la fin d’une phase de crise, mais souligne l’ampleur de la tâche qui attend les autorités pour pacifier durablement un pays marqué par des décennies de violence endémique.

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