En ce début d’année 2026, alors que la menace terroriste atteint un point de rupture en Afrique de l’Ouest, le Nigeria opère un virage stratégique historique. Pour contrer l’enlisement sécuritaire et répondre aux exactions persistantes de Boko Haram et de l’ISWAP, le gouvernement nigérian a officialisé, au cours des dernières semaines, l’accueil d’un contingent d’élite américain. Une centaine de soldats des forces spéciales ont ainsi pris leurs quartiers dans le pays pour transformer la riposte militaire sur le terrain.
Depuis trop longtemps, le Nord-Ouest du Nigeria vit au rythme des larmes. Selon les rapports des Nations Unies, des milliers de Nigérians, chrétiens comme musulmans, ont péri sous les balles des insurgés ou lors de rapts massifs orchestrés par des « bandits » sans foi ni loi. Face à une armée nationale souvent accusée d’inertie ou de manque de moyens, le président nigérian a choisi de briser l’isolement en tendant la main à Washington.
L’expertise américaine
L’arrivée de ces cent soldats n’est pas qu’un symbole ; c’est un moteur technique. Leur mission se concentre sur trois piliers vitaux. À savoir: la formation tactique des unités d’élite nigérianes; le partage de renseignements en temps réel grâce à la surveillance aérienne et le soutien logistique pour optimiser les frappes ciblées.
Cette collaboration n’est d’ailleurs pas un coup d’essai. En décembre dernier, les forces américaines avaient déjà marqué les esprits en lançant des frappes chirurgicales contre des cellules de l’État islamique dans le Nord-Ouest, prouvant que la coopération peut être létale pour les insurgés.
Un enjeu de stabilité régionale
L’importance de cette visite dépasse les frontières du Nigeria. En acceptant ce soutien, Abuja envoie un message clair à toute la région : le géant africain refuse de devenir un sanctuaire pour le jihadisme mondial. Pour les populations civiles, c’est une lueur d’espoir ; pour les groupes armés, c’est la fin de l’impunité.

