Ce 12 février 2026 à Addis-Abeba , le siège de l’Union africaine a vibré ce matin au rythme d’une diplomatie offensive. En marge de la 48e session ordinaire du Conseil exécutif, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) s’est réuni pour aborder deux dossiers brûlants : les crises au Soudan et en Somalie.
« L’Afrique doit reprendre les rênes de son propre destin sécuritaire », affirme le Président de la Commission de l’Union africaine, S.E. Mahmoud Ali Youssouf, à l’ouverture des travaux avec un discours empreint de gravité et de détermination.
Face au chaos au Soudan, l’appel est à un cessez-le-feu « immédiat, vérifiable et durable ». L’UA exige des mécanismes de surveillance crédibles pour protéger les civils et garantir une transition politique menée par les forces vives du pays, loin des ingérences étrangères.
S’agissant de la Somalie , l’accent a été mis sur la pérennisation des acquis. Le financement de la Mission de soutien et de stabilisation de l’UA en Somalie (l’AUSSOM)
est jugé vital, non seulement pour la Corne de l’Afrique, mais pour la sécurité maritime mondiale.
L’importance stratégique de cette assise

Cette rencontre ne se limite pas à de simples déclarations d’intention. Elle intervient à un tournant où l’architecture de paix de l’Afrique est mise à l’épreuve par des tensions géopolitiques croissantes. En réaffirmant le principe des « solutions africaines aux défis africains », le Conseil cherche à verrouiller le continent contre les influences déstabilisatrices extérieures.
Il faut dire que l’enjeu est triple . Il est tout d’abord question de préserver l’intégrité territoriale des États membres, Ensuite stabiliser les voies commerciales maritimes et enfin démontrer la capacité de l’UA à imposer une médiation cohérente.

Le retour du Gabon au cœur du dispositif
L’un des faits marquants de cette session est la présence consolidée du Gabon, qui siège désormais officiellement au sein du Conseil de paix et de sécurité. Ce retour aux instances décisionnelles marque une étape clé pour la diplomatie gabonaise, permettant au pays d’apporter sa voix et son expertise aux mécanismes de résolution des conflits sur le continent.
« L’unité et la cohérence sont nos seules armes pour garantir la dignité de nos peuples », a conclu S.E. Mahmoud Ali Youssouf.

