Depuis quelques jours, une rumeur aussi bruyante qu’inconsistante envahit les réseaux sociaux et certaines plateformes numériques se présentant abusivement comme des médias. Elle tente d’impliquer le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno dans l’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi, sans la moindre preuve ni élément vérifiable. Cette séquence n’est ni fortuite ni anodine. Elle s’inscrit dans une campagne méthodique de diabolisation et de manipulation de l’opinion, visant à fragiliser le leadership tchadien et à entraver une dynamique souverainiste désormais assumée.
Une rumeur plus qu’étrange, a surgie des bas-fonds des réseaux sociaux à la fin de la semaine dernière, impliquant le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno dans un événement tragique survenu à Zintan, en Libye. Cette affaire de désinformation, reprise sans le moindre discernement par une plateforme en ligne abusivement qualifiée de média, illustre une fois de plus la stratégie désespérée des détracteurs du leadership tchadien.
Face à l’impossibilité de contester les succès réels de la politique souverainiste du Maréchal, ses adversaires n’ont plus d’autre recours que la fabrique de fausses nouvelles, dans l’espoir vain d’introduire la division et de fragiliser un pays en pleine affirmation.
Un contexte révélateur : les succès qui dérangent

Il n’est pas anodin que cette campagne de diabolisation ait ressurgi précisément au lendemain de la visite d’État du Maréchal Déby à Paris. Cette rencontre avec le président Emmanuel Macron était consacrée à la refondation des relations bilatérales sur de nouvelles bases, exclusivement orientées vers la coopération économique et culturelle, et débarrassées de l’héritage obsolète des accords de défense. Ce voyage, couronné par un engagement commun en faveur d’un « partenariat revitalisé» axé sur des domaines comme l’énergie, le numérique et l’agriculture, marquait l’aboutissement d’une stratégie géopolitique d’une remarquable cohérence. Or, cette logique de realpolitik et de diversification, qui repositionne favorablement le Tchad, est précisément ce que les ennemis de sa souveraineté ne peuvent tolérer. Ne parvenant pas à convaincre l’opinion que le chef de l’État était allé « vendre le pays à la France », ils ont donc fabriqué une nouvelle intox, plus sordide, visant à l’associer à un crime.
Cette manœuvre s’inscrit dans un continuum de campagnes de déstabilisation qui jalonnent l’action résolument souveraine du Maréchal. Elle trouve ses racines dans la décision historique et courageuse du 28 novembre 2024, par laquelle le Tchad, célébrant les 66 ans de sa proclamation, a mis fin aux accords de coopération militaire avec la France. Cette décision, qualifiée à juste titre de « tournant historique » par le gouvernement, n’était pas une rupture mais l’affirmation d’une souveraineté adulte, exigeant une refonte des partenariats. Elle a été exécutée avec une clarté et une détermination exemplaires, aboutissant au retrait définitif du dernier soldat français le 31 janvier 2025. Un acte qui a rempli de fierté les Tchadiens et de nombreux Africains, et qui a inéluctablement rehaussé la stature du Maréchal.
La méthode des faibles : intox, confusion et objectifs inavoués
La rumeur actuelle est un modèle du genre en matière de manipulation. Elle présente tous les signes distinctifs d’une opération d’intoxication : Absence totale de preuves ; Aucun fait, aucun document, aucun témoignage crédible n’est avancé. Seule une allégation gratuite circule, se répandant par la force de la répétition sur les réseaux sociaux.
LeTiming stratégique : Son émergence suit immédiatement un succès diplomatique concret (la visite à Paris), comme pour en tenter d’en éclipser la portée. Objectif géopolitique trouble : En cherchant à impliquer le Tchad dans des affaires libyennes, les instigateurs de cette rumeur poursuivent un but évident ; semer la défiance et le conflit entre le Tchad et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), pour laquelle N’Djamena joue un rôle stabilisateur essentiel. Il s’agit de l’isoler et d’affaiblir la cohésion régionale. Mépris pour les vrais enjeux : Alors que le Tchad, sous l’impulsion du Maréchal, doit gérer des défis immenses comme l’accueil de centaines de milliers de réfugiés fuyant la crise soudanaise, la relance économique via le plan « Tchad Connexion 2030 », et la sécurisation de ses frontières, on cherche à détourner l’attention sur des fictions.
Cette campagne n’est que le dernier avatar d’un « vuvuzela médiatique » qui tente, en vain, de couvrir les réalisations d’une politique étrangère indépendante. Elle fait écho à la réplique ferme et souveraine du Maréchal face aux tentatives de pression, comme sa réponse par la réciprocité à l’administration américaine fin 2025. Elle survient alors que le Tchad, sans renier ses principes, engage un partenariat économique pragmatique et gagnant-gagnant avec la France, démontrant qu’il est possible de diversifier ses alliances sans tomber dans le campisme.
Une stratégie qui s’effondre face aux réalités
Les détracteurs du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno naviguent en eaux troubles. Leur crédibilité est mise à mal par l’évidence des résultats. Le leadership tchadien, lui, avance avec une vision claire : L’affirmation inébranlable de la souveraineté nationale, symbolisée par la fin de toute présence militaire étrangère imposée. La diversification intelligente des partenariats, avec la Russie, la Turquie, la Chine, les États-Unis et maintenant une France partenariale, refusant de « remplacer un maître par un autre » mais recherchant des coopérations mutuellement bénéfiques.
Le positionnement du Tchad comme un acteur régional incontournable, tant sur le plan sécuritaire qu’humanitaire, notamment face à la crise soudanaise. Face à cette trajectoire, les fabricants de rumeurs ne proposent que le chaos, la division et le retour à une ère de dépendance. Leur manœuvre échouera, car elle se heurte à la lucidité du peuple tchadien et des observateurs internationaux sérieux, qui distinguent de mieux en mieux la lumière des réalisations de l’obscurité des intoxications. La réponse la plus cinglante à cette campagne est et restera la continuité dans l’action, la poursuite de la construction d’un Tchad souverain, stable et prospère. C’est le chemin que le Maréchal a tracé, et que rien ni personne ne pourra détourner.
Lunus Fogap – Journaliste, Directeur de l’Information Tchad 24

