La Commission des Affaires Économiques et Financières de l’Assemblée Nationale a adopté à l’unanimité, le 9 février 2026, le rapport portant ratification d’un nouvel accord de prêt entre la République du Tchad et le Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement (FADD).
Ce projet de loi marque une nouvelle étape dans la coopération financière entre les deux entités, s’inscrivant dans la stratégie nationale de mobilisation de ressources extérieures concessionnelles.
Un financement global de 950 millions USD
Ce nouvel accord constitue la troisième tranche d’un financement global prévu par un mémorandum d’entente signé en janvier 2023. Le cumul des trois tranches atteint désormais 950 millions de dollars américains, répartis comme suit : 200 millions USD (50 millions en don et 150 millions en prêt budgétaire) pour 2023, 500 millions USD pour 2024 et 250 millions USD (objet de la présente ratification) pour 2026.Le taux de concessionnalité global de ces financements s’élève à 39,98%.
Des conditions de remboursement favorables
Le prêt de 250 millions USD, signé le 4 février 2026, est assorti de conditions jugées avantageuses pour préserver la soutenabilité de la dette publique tchadienne avec un tchadienne avec un taux d’intérêt de 1% par an, maturité de 18 ans, pour une période de grâce de 4 ans.
Impact sur la dette et objectifs de développement
Selon l’analyse de la Commission, ce nouvel emprunt fera passer le stock de la dette publique de 3 416,92 milliards de FCFA (fin 2025) à 3 555,52 milliards de FCFA. Le taux d’endettement passera ainsi à 28,72% du PIB, restant largement en deçà du plafond communautaire de la CEMAC fixé à 70%.
Les fonds mobilisés visent principalement à soutenir le Plan National de Développement « Tchad Connexion 2030 ». Les priorités affichées concernent l’amélioration des conditions de vie des populations, notamment à travers des investissements dans la mobilité, l’éducation et la santé, en zones urbaines et rurales.
La Commission invite désormais la plénière de l’Assemblée Nationale à entériner ces conclusions pour permettre la mise en œuvre effective de l’accord.

