La barre symbolique des deux millions de membres a été franchie par la plateforme U-Report au Tchad. Lors d’un déjeuner de presse organisé à N’Djamena, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Maïdé Hamit Lony, a salué cette mobilisation exceptionnelle et annoncé l’institutionnalisation du mouvement.
Le Tchad s’affirme désormais comme un bastion de la participation juvénile sur le continent. Ce qui n’était au départ qu’un outil de sondage numérique s’est métamorphosé en un véritable levier de transformation sociale. En atteignant deux millions d’adhérents, la communauté U-Report démontre la volonté de la jeunesse tchadienne de peser dans le débat public et de s’impliquer concrètement dans le développement du pays.
Un cadre formel pour la jeunesse
Le point d’orgue de cette rencontre avec les médias a été l’annonce de la création du Réseau national des jeunes U-Reporters. Pour le ministre Maïdé Hamit Lony, il ne s’agit plus seulement d’une adhésion virtuelle, mais d’une force vive désormais structurée. Cette reconnaissance officielle au sein du ministère de la Jeunesse et des Sports marque une étape décisive : elle offre aux bénévoles un statut légitime et un cadre d’action mieux coordonné sur l’ensemble du territoire.
De la parole aux actes sur le terrain
Sur le terrain, cet engagement se traduit par des actions de proximité allant de la sensibilisation sanitaire aux campagnes de reboisement. Les U-Reporters se sont imposés comme des acteurs de premier plan lors des crises climatiques et des urgences de santé publique. Cette structuration nationale devrait permettre d’amplifier l’impact de ces interventions et de fluidifier le dialogue entre les aspirations des jeunes et les politiques gouvernementales.
En intégrant ce réseau aux instances ministérielles, le gouvernement tchadien fait le pari de la co-construction. L’enjeu est désormais de transformer ce réservoir d’énergies en un moteur durable pour la paix et l’innovation sociale, faisant du Tchad un modèle de gouvernance participative dans la sous-région.

