Tchad : Fin brutale de tandem entre l’hôpital de la Renaissance et la société française Fennel Company

Par correspondance adressée par Dr Gustave Bassanguen, désormais ex-Directeur général de l’hôpital de la Renaissance en date du 15 juin 2021, que l’annonce a été faite à l’intention du ministre de la Santé publique. Tout serait parti des griefs portés contre elle par l’Inspection générale d’État (IGE) à l’issue d’un contrôle dont le rapport a été très accablant à l’encontre de la société française Fennel Company.

La première conséquence de cette rupture est la nomination dans les fonctions du Directeur général Ali Mahamat Djibrine. A la suite de la lettre de l’ex directeur général, le Franco-camerounais Gustave Bassanguen,le ministre de la Santé publique, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, a opposé un argument d’après lequel il s’agit d’« une dénonciation unilatérale de la convention qui lie l’État tchadien à la société Fennel Company », convention qui devrait arriver à terme en juillet 2022, selon le Journal la Voix. Et que l’État tchadien tirera les conséquences y afférentes.

Mais dorénavant, la gestion de l’hôpital de la Renaissance relèvera entièrement de l’Etat tchadien. La société française Fennel Company qui cogérait la structure, ayant également des prérogatives en matière de nomination de certains cadres de l’hôpital se dessaisit désormais, sauf disposition contraire.

Une situation qui commence déjà à interroger plus d’un sur le devenir dudit hôpital. Tout le monde sait, en effet, comment les hôpitaux publics fonctionnent au Tchad. En plus, cet hôpital ultra moderne fonctionne avec des matériels de dernière génération, dont l’assistance de l’expertise étrangère est une plus-value indéniable. Avec cette nouvelle, le pari est ouvert.

Il est vrai, la mission d’enquête de l’IGE a relevé une gestion opaque dans les ressources dudit hôpital. En réalité, à en croire à certains employés de cet hôpital, il suffit revoir les dispositifs de fonctionnement et renforcer les mécanismes de suivi et contrôle pour pallier cela. Et cela aurait pu être fait il y a longtemps.

Une autre problématique, c’est aussi la nomination de certains cadres jugés ‘’piètres’’ dans cet hôpital qui est constitutive du frein au fonctionnement optimal de l’hôpital. Ensuite de cela, et ça n’est plus un secret, la plupart des cadres de l’Etat ou certains individus proches des autorités du ministère de la santé se font soigner sans pour autant payer leurs factures. Les différents cabinets des médecins spécialistes de l’hôpital de la Renaissance en ont quotidiennement marre, et ceux rencontrés avouent ne pas rendre correctement leur service.

Avec la nouvelle donne, il faudra s’attendre à tout. Si la qualité de service de cette première structure sanitaire tchadienne venait à être maintenue, ça serait une première. Et en ce cas, l’on dira qu’il y a une réelle prise de conscience au Tchad.

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